Phantasmagoria n°IX

Pour cette fin d’année, je vous propose — pour une fois — d’arrêter de rêver éveillé, de traverser le miroir, d’aller là où se cache votre inconscient, de rejoindre vos fantasmes les plus profonds et pourquoi pas de satisfaire un désir longtemps caché.

Ressortez — cette fois-ci — vos disques de Sammartini, Hotteterre, Telemann ou, si vous préférez, ceux de Touchemoulin, Sarti et Hoffmeister. Écoutez-les, allumez les bougies, fermez les rideaux et… attardez-vous quelque temps sur le dessin suivant, réalisé par Richard Guérineau, auteur de bande dessinée français, connu pour avoir illustré la série en 14 tomes d’Eric Corbeyran : « Le Chant des Stryges ».

La force de cette œuvre tient autant dans la beauté plastique du modèle que dans l’utilisation d’un monochrome froid, ce bleu profond, envoûtant, chantant. Comme si cet indescriptible mélange nous appelait à plonger dans nos rêves ; comme si, telle une sirène, la peinture nous appelait à sombrer dans notre folie pour rejoindre cette délicieuse divinité : « Les Stryges sont vampires, et quiconque les croise en vient à douter de sa propre peur… Car les Stryges sont sirènes et quiconque les écoute meurt. »

Les présentations étant faites, vous pouvez maintenant jeter un coup d’oeil à cet extraordinaire dessin !

Marquis de Sade - Phantasmagoria n°IX

Attention tout de même de ne pas vous faire avoir par la cheville miraculeuse de la Sainte clique de Foutin, René et Guerlichon ; cette joyeuse bande n’étant jamais loin et toujours prête à jeter sur le spectateur hypnotisé le sortilège de satyriasis ou celui plus douloureux de priapisme !

Bonne fin d’année à tous et prions pour que les monts et merveilles de cette charmante démone marque à jamais vos mémoires !

Sources : La Stryge de Richard Guérineau